Investir Un modèle économique de temps long

Un haut niveau d'investissement

Les investissements se sont maintenus en 2017 à un niveau élevé : 719  millions d’euros. En cumul depuis 2006, année de la privatisation des réseaux ASF et Escota et de leur intégration au sein de VINCI  Autoroutes, ils s’élèvent à près de 11  milliards d’euros.

Plan de relance autoroutier

Aux investissements inscrits dans les contrats de plan des sociétés concessionnaires, se sont ajoutés ceux réalisés au titre du Plan de relance autoroutier. Dans le cadre de ce plan, VINCI Autoroutes consacre près de 2  milliards d’euros à des travaux d’élargissement, de modernisation et de requalification environnementale de son réseau, soit 150  opérations au total, réparties sur 31  départements. La contrepartie est l’allongement des durées des concessions – de 4  ans et 2  mois pour le réseau Escota, 2  ans et 6  mois pour le réseau Cofiroute, et 2  ans et 4  mois pour le réseau ASF. Après le lancement opérationnel en 2016, 2017 a été une année de forte mobilisation pour le déploiement de ce plan. En fin d’année, plus de 40 % des investissements programmés avaient déjà été engagés (lire chapitre « Construire »).

Plan d’investissement autoroutier

Un nouveau Plan d’investissement autoroutier a fait l’objet d’un accord avec le Gouvernement en janvier 2017. Il porte sur une série d’aménagements décidés par l’État en concertation avec les collectivités locales afin d’améliorer notamment, dans le prolongement des réseaux interurbains, l’accès aux métropoles et la connexion entre l’autoroute et les territoires. En cours de finalisation, cet accord prévoit la réalisation sur le réseau VINCI  Autoroutes de 24  opérations, représentant un investissement de plus de 400  millions d’euros.

Les besoins d’investissements dans les infrastructures de transport en Europe

Selon les données recueillies par le Boston Consulting Group en collaboration avec le Forum économique mondial et l’université d’Oxford, l’Europe dépense dans la période actuelle près de 300  milliards d’euros par an pour ses infrastructures de transport. Les études estiment que ce chiffre sera multiplié par cinq d’ici 2030, ce qui témoigne de l’importance des besoins de financement.

Même avec ce niveau d’investissement, il restera un écart de 20 % à 25 % par rapport aux besoins, tant la demande est élevée. À l’échelle mondiale, ce sont 1 000  milliards d’euros qui manqueront chaque année pour y répondre. Dans ce contexte, la part des investissements privés va nécessairement progresser. C’est toute la vertu du schéma des concessions, qui permet de financer des infrastructures d’utilité publique en mettant à contribution les usagers, sans peser sur les dépenses publiques ni sur les impôts.